Identité

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Le Grand Robert de la langue française : Le fait, pour une personne d’être un individu donné et de pouvoir être légalement reconnue pour tel sans nulle confusion grâce aux éléments (état civil, signalement) qui l’individualise

Encyclopédie de la philosophie (Pochothèque) : L’identité du moi, dans sa continuité personnelle, et en tant qu’elle se distingue des autres individus.

Synonymes : Personnalité.

Contraires : Anonymat

Par analogie : Ancêtres. Appartenance. Attaches. Carte d’identité. Chauvinisme. Citoyen. Communauté. Culture. Empreintes digitales. Génome. Groupe. Faux-self. Hérédité. Immigration.  Individuation. Individu.  Ipséité.  Miroir. Moi. Origine. Papiers. Pedigree. Peuple. Personnalité. Personne. Racines. Sexe. Singularité.

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« L’esprit particulier d’un peuple peut décliner, disparaître, mais il forme une étape dans la marche générale de l’esprit du monde, et celui-ci ne peut disparaître » (Hegel)

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« Dès le 12ème siècle la France rurale commence à migrer vers les villes. Ces premières villes n’offre aucune structure pour créer du lien entre les habitants. Les nouveaux arrivants sentent déracinés, ils ajoutent souvent à leur nom, celui de leur village, de leur lieu d’origine, ils ajoutent leur profession : boulanger, charbonnier, charpentier…. C’est là, déjà,  un besoin d’identité, d’appartenance à un groupe. L’individu même si l’on vante le citoyen du monde a du mal à être le citoyen de nulle part. Mais cette notion d’être de quelque part, d’avoir des attaches culturelles et géographiques, qu’on retrouve dans cette définition maternelle de patrie, à tellement été dévoyée, qu’on ose à peine aujourd’hui l’employer  (L’identité malheureuse. Alain Finkielkraut. Stock. 2013)

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« Si l’identité personnelle est une construction relevant du libre arbitre, elle ne peut se résorber dans la simple allégeance à une communauté particulière [….] nul être humain, n’appartient au sens strict à un groupe.. » (Henri Pena-Ruiz. Qu’est-ce que la laïcité ? Folio actuel. 2003)

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« La formation de l’identité a lieu durant les premières années de la vie de l’enfant, lorsqu’en découvrant le mondes objets et en le distinguant de son propre soi physique et mental, le système du moi se met en place [….] y compris de l’identité sexuelle, il faut nécessairement se référer aux étapes du développement psychologique de l’enfant, et en particulier aux mécanismes d’identification aux parents, par lequel un sujet assimile un aspect, une propriété ou un attribut.. » (Encyclopédie de la philosophie pochothèque. Article : Identité)

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« …nous appartenions à des régions, [……] des cultures, rurales, ou urbaines, [….] un sexe, un patois, un parti, la Patrie. Par voyages, images, Toiles et guerre […], ces collectifs ont peu à peu près tous explosé  Ceux qui restent s’effilochent.»  (Michel Serres. Petite Poucette)

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«  Mais l’homme étant par nature un animal social, et la nature ayant horreur du vide, la dissolution progressives des identités culturelles qu’opère continuellement la logique marchande ne peut donc avoir, dans un système capitaliste développé, qu’une seule et unique conséquence : le fait qu’aujourd’hui ce soit la consommation qui s’est imposée comme un dispositif central de la construction identitaire » (Philippe Moati. La société malade de l’hyperconsommation)

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 « Il faut se réserver une arrière-boutique toute nôtre, toute notre ordinaire entretien de nous à nous-mêmes franche, en laquelle nous établissons notre vraie liberté et principale retraite et solitude. En celle-ci  faut-il prendre notre ordinaire entretien de nous à nous-mêmes, et si privé que nulle accointance ou communication étrangère y trouve place » (Montaigne. Essais. L1 §XXXIX)

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La société DNA offre sur Internet, la possibilité d’analyser son ADN et propose d’établir un tableau, pièce que l’on peut exposer chez soi, ce que cette société vante comme votre « œuvre d’art », ce qui correspond bien à un certain discours qui exploite l’individualisme, «  ce que vous valez bien », nous sommes encore un peu plus dans le bling, bling !   (Lui)

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«  Tout au long de l’histoire de l’humanité, les relations entre les groupes humains ne cesse de s’intensifier, tandis que les groupes eux-mêmes deviennent de plus en plus vastes, et de moins en moins nombreux – d’autant moins nombreux et d’autant plus vaste que leurs échanges sont plus intenses »  (Ré enchanter le monde. Bernard Stiegler)

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« Seule devant a glace tu te vois triste sans savoir pourquoi, et tu ferais n’importe quoi pour ne pas être à ta place »  (Si tu t’appelles mélancolie. Jo Dassin)

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« …Si le chauvinisme est un piège, le refus, répandu chez les intellectuels, de reconnaître qu’il existe quelque chose comme un esprit des peuples n’est pas moins une forme d’aveuglément. Le tout est de garder la bonne distance, de savoir jouer avec les clichés nationaux pour s’en moquer, à l’instar de Nietzsche qui aimait à brocarder l’esprit allemand.  (Michel Houilleuse)
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  « Sous le coup de ce double traumatisme, la Shoah et le colonialisme, les Européens ont succombé au vertige de la désidentification… » (Extrait d’un article d’entretien. Philosophie magazine n° 73. 0ctobre. Alexandre Lacroix)

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« Entre identité collective, ou identité personnelle, quelle distance. Est-ce un enferment, une libération, une protection ». (Alain de Benoist)

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« Si mon identité est d’abord mon appartenance religieuse, alors nous ne ferons jamais une communauté nationale » (Boris Cyrulnik)

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« Les termes identité et culture fonctionnent en opposition ; plus on est identique à son propre groupe, à ses goûts, à ses jugements et à ses préjugés, moins il y a de culture au sens le plus large et libérateur du terme. Par son expérience personnelle, l’individu se « désidentifie » de son troupeau d’origine… »  (La vie éternelle. Fernando Savater)

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«  Mais le sentiment d’appartenance à un groupe a aussi des effets préjudiciables à l’harmonie des relations humaines. La valorisation des membres de « notre groupe »  s’accompagne d’une dévalorisation corrélative de ceux qui n’en sont pas, qui y sont étrangers ou appartiennent à un groupe rival. Cette partialité entraîne différentes formes de discrimination tel que le racisme, le sexisme, et l’intolérance religieuse. Et même si le groupe auquel on s’attache est l’espèce humaine en général, cet attachement a pour contrepartie le « spécisme », une attitude selon laquelle les autres espèces du monde du vivant sont considérés comme intrinsèquement inférieures [….] Les membres du groupe considèrent que leurs valeurs sont universelles et fondamentalement juste [….] ils considèrent les membres des autres groupes comme intrinsèquement inférieurs, méprisables, et immoraux. Ils coopèrent peu avec eux, ne respecte pas l’autorité de leurs dirigeants, les blâment pour les difficultés qu’ils rencontrent eux-mêmes et sont prêts à se battre contre eux [….] dans l’éducation de leurs enfants ils citent les membre de l’autre groupe comme des exemple à ne pas suivre. Lorsque le sentiment de valeur est lié au groupe, il s’exacerbe.. ; »  (Plaidoyer pour l’altruisme. Matthieu Ricard. NiL 2013)

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 « J’ai des portraits de ma forme (de moi) de vingt cinq ans, de trente cinq ans, je les compare à celui d’asteure : combien de fois ce n’est plus moi »
Ce qui redira  Pascal : » Ce moi de vingt cinq ans, ce n’est plus moi »

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« Nos convictions politiques, morales et philosophiques portent inévitablement la marque de la position que nous occupons dans la société…. » (Jean-Claude Michéa. Notre ennemi le capital)

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 « Il faudra bien un jour placer sur un nouvel et unique support l’ensemble des données. Pour le moment, il se partage en diverses cartes dont l’individu partage la propriété avec plusieurs institutions, privées ou publiques. Petite Poucette – individu, client, citoyen – laissera-t-elle indéfiniment l’État, les banques, les grands magasins…s’approprier ses données propres, d’autant qu’elles deviennent aujourd’hui une source de richesse ? Voilà un problème politique, moral et juridique dont les solutions transforment notre horizon historique et culturel. Il peut en résulter un regroupement des partages socio-politiques par l’avènement   d’un cinquième pouvoir, celui des données, indépendant des quatre autres, législatif, exécutif, judiciaire, et médiatique » (Michel Serres. Petite Poucette)

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Curriculum vitae

Que faut-il écrire

Il faut écrire une requête,

Et joindre son curriculum vitae ;

Quelle que soit la longueur de la vie,

Le C.V. se doit d’être court.

On est prié d’être succinct et de trier les faits,

Transformer les paysages en adresses,

Et les vagues souvenirs en dates fixes.

De toutes les amours, suffit le conjugal,

Et parmi les enfants, rien que les vraies naissances.

Qui te connais, pas qui tu connais.

Les voyages si, …, à l’étranger.

Appartenance, à quoi, sans pourquoi.

Distinction, sans à quel titre.

Ecris comme si tu ne t’étais jamais parlé,

Comme si tu te tenais à distance.

Passe sous silence, chiens, chats, oiseaux,

Souvenirs de pacotille, amis et rêves.

Prix, plutôt que valeur.

Titre plutôt que teneur.

Pointure de chaussure, plutôt que où tu vas.

Joindre une photo avec une oreille bien visible.

C’est sa forme qui compte, pas ce qu’elle entend.

Et, qu’est-ce qu’elle entend ?

Le ronflement des machines à broyer du papier.

(Wislawa szymborska)

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«  …jamais je ne pourrais retrouver celui que j’étais avant [….] la vie a passé depuis [….] la conscience a fait son chemin, et avec elle l’identité je suis ce que j’ai lu, je suis ce que j’ai vu, j’ai en moi autant d’arabe que d’espagnol et de français, je me suis multiplié dans ces miroirs jusqu’à me perdre ou me construire, image fragile, image en mouvement. No se puede vivir sin amar, disait-je à Judith, et je me trompais, on peut vivre sans aimer, l’amour c’est un livre de plus, un miroir de plus, une trace sur notre table de cire, des marques sur nos mains, des lignes de vie, des empreintes digitales qui apparaissent une fois la chose passée, une fois la partie jouée… » (Rue des voleurs. Mathias Énard)

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« De culture arabo-musulmane, je n’ai jamais vu mes compatriotes comme des ennemis héréditaires. Je n’ai pas grandi dans cette haine des autres et dans le culte des miens. Mon  pays est la France, ma langue est le français. Ce qui n’interdit rien, ce qui ne détruit aucune filiation. Je ne trahi personne en aimant la France, parce que je l’aime d’un amour citoyen. Je l’aime parce que citoyenne, j’en suis responsable et souveraine. Dans mon cas enseignante en collège, il s’agit d’une modeste, mais réelle ascension sociale. Elle est honorable. Je la dois à la République sociale, à la solidarité nationale, à des personnes merveilleuses, dont ces enseignants qui faisaient plus pour les personnes qui les sollicitaient… »  (Le grand détournement. Fatiha Agag-Boudjahlat)

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« Israël a imposé à ses citoyens non juifs le port d’une carte d’identité sur laquelle leur nationalité n’est mentionnée ni comme « israélienne », ni comme « palestinienne », mais simplement comme arabe » (Comment le peuple juif fut inventé. Shlomo Sand)

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Dans son œuvre « La treizième tribu Arthur Koestler reprend l’idée plusieurs fois avancée que le peuple juif est d’origine d’Europe centrale et non pas du pays de Canaan. Il situe lui aussi l’origine au Khazare dans les plaines de la Volga, ils seraient de ce fait apparentés aux Huns, aux magyars… (Comment le peuple juif fut inventé. Shlomo Sand)

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« Mais que vaut cette identité ? Il est intéressant de noter que « personnalité » vient de « persona », qui signifie, « masque » en latin. Le masque à travers lequel (per) l’acteur fait retentir (sonat) son rôle. Alors que l’acteur sait qu’il porte un masque, nous oublions souvent de distinguer entre le rôle que nous jouons dans la société et notre véritable nature »  (Plaidoyer pour l’altruisme. Matthieu Ricard. NiL éditions. 2013)

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« Au mois de novembre 2000 parut dans un grand quotidien israélien Haaretz un compte rendu éclairant sur une étude réalisée par le professeur Ariela Oppenheim…, l’étude avait découvert une parenté étonnante entre les types de mutation du chromosome Y mâle chez les Israéliens juifs, « ashkénazes » et « sépharades » et chez les « arabes israéliens » et les Palestiniens. La conclusion était que deux tiers des Palestiniens et environ la même proportion de juifs possédaient trois ancêtres qui vécurent il y a huit mille ans »……………..

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«  Nous ne produisons rien qu’à partir de ce que nous avons reçu. Oublier ou excommunier notre passé, ce n’est pas nous ouvrir à la dimension de l’avenir ; c’est nous soumettre sans résistance à la force des choses. Si rien ne se perpétue, aucun commencement n’est possible… » (L’identité malheureuses Alain Finkielkraut)

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« L’identité est la passion du moment. Moi, mon être profond, ma singularité. Mais surtout, l’assurance que les autres reconnaissent cette identité, s’incline devant elle, devant moi. Miroir, mon beau miroir…l’identité n’est plus une intimité… »  (L’homme est l’avenir de la femme. Natacha Polony. Lattès. 2008)

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«  C’est ce qu’un être dérobe à la vigilance des autres qui constitue l’essentiel de son caractère. Si le regard d’un étranger pénétrait trop profondément en nous, s’il ne restait plus un seul point d’ombre dans notre âme, toute notre flore intime périrait dans cette lumière brutale, nous cesserions d’être nous-même… » (Une amitié extrême. Henri Troyat)     

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«  Tout à coup il se demande si un Français éduqué en Russie n’était pas plus russe qu’un russe éduqué en France. Quelles étaient les parts respectives de l’hérédité et de la culture dans la formation de l’individu » (Etrangers sur la terre. Henri Troyat. Editions de la table ronde/ Famot)

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Débat: Identité « Connais-toi, toi-même ! »
Hume s’est intéressé à l’identité. L’humain nous dit-il pense qu’il traverse toute sa vie avec une identité, alors que nous ne somme « nous » que par instants, par périodes, des périodes de notre vie. «  Toi-même à tout instant diffère de toi-même » (Platon. Théétète). Notre identité serait à projeter sur de nombreuses périodes et c’est comme faire un diaporama d’une personnalité qui ne sera pas exactement celle de l’instant où la question se pose, c’est un ensemble persistant de ce « moi évolutif », ce qu’Hegel nomme cette « conscience de soi », la vie est continuelle mobilité. Notre identité est à ce point changeante que nous n’avons pas précisément le même génome toute notre vie. 
Et si je change, si je brise l’armure, si je rejette le formatage que j’ai accepté, même à insu, je deviendrai enfin « moi » et en agissant différemment d’aujourd’hui je ne me trahirai pas sauf aux yeux de quelques uns. « Notre vrai moi n’est pas tout entier en nous » nous disait Jean-Jacques Rousseau. Autrement dit  mon identité est en grande partie la résultante, de l’endroit où je suis né, en quelle époque, dans quel milieu. Mon identité est en grande partie, une contingence, « une reproduction de l’autre » comme nous le dit Michel Foucault, dans son œuvre, « le gouvernement de soi ».
Pouvons-nous nous montrer aux autres tels que nous sommes ? Ou, ne pas trop se découvrir, se cacher plus ou moins, mettre le masque  pour se protéger? Si je montre quelles sont mes faiblesses, quelle propension j’ai à m’émouvoir, ou à m’attrister, ou ma compassion envers les autres, je prends le risque que des personnes utilisent ces éléments, m’utilisent en tant que moyen pour leurs propres buts : « Tout esprit profond a besoin d’un masque… un être caché a besoin de la parole pour se taire et pour taire… et veut esquiver la communication, en fait qu’ un masque vagabonde à son effigie dans le cœur de sa tête et de ses amis » (Nietzsche. Par delà bien et mal)                                                                                       
On peut se demander si les personnes qui sont très attachées aux marques, et les portent avec ostentation, ne font se fondre l’individu dans une identité de référence, par une sorte d’instinct grégaire, identité de groupe, de référence. Ce comportement peut dénoter d’un manque de personnalité, d’une impossibilité de se créer sa propre personnalité. Pour que l’identité ne soit pas un masque il faut déjà que la personne soit en mesure de se créer une vraie personnalité ; pas une personnalité passe-partout, pas une personnalité entièrement formatée.                   
Les gens peuvent plus facilement aujourd’hui afficher leur identité, la société est plus ouverte aux différences. Il y a cinquante ans, aucun homme politique n’aurait osé avouer son homosexualité ; c’était toléré, presque naturel si l’on était artiste, couturier, antiquaire…  au-delà il fallait sauver les apparences, garder le masque. Ce sera Gide qui va oser « sortir du placard » avec son  œuvre «  si le grain meurt » (Luis)

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« Pendant des siècles, l’Europe de l’Ouest était les confins du monde connu où les exclus, les commerçants, les aventuriers, les convertis de toutes sortes sont venus s’amalgamer pour inventer une civilisation où tous seraient des citoyens de plein droit. Notre précieuse identité, c’est d’abord celle d’un peuple de bâtards, seul capable de penser le droit et la liberté universels. Il y a en chacun de nous un Grec, qui, depuis deux mille cinq cents ans, arpente l’agora en améliorant sa définition du juste et de l’injuste, un Juif qui ne cesse d’interroger la langue pour lui faire dire un droit universel, et tout un peuple de bâtards qui met son génie à leur prêter main-forte ». (Le grand détournement. Fatiha Agag-Boudjahlat)

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 « Quand l’opposition s’exprime dès l’école, la situation est grave, car il s’agit d’un lieu aussi singulier  que fondamental dans la formation de la génération citoyenne à venir. C’est le premier espace de la règle commune où l’enfant est placé seul, hors de l’autorité familiale. Il y a fait l’expérience fondatrice du déplacement d’identité qui fonde toute société humaine. Demain il sera un individu capable d’ajuster ses identités particulières à celle de citoyenfrançais ». (Génération, « J’ai le droit ! ». Barbara Lefebvre)

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« On le sait pour certains enfants, dès la maternelle et le début du primaire, l’expérience de l’étrangeté de cette communauté humaine est difficile. C’est un effort que certaines familles n’encouragent pas, voire refusent, au nom précisément de le « droit à la différence », incompatible avec le droit commun. C’est un effort auquel certains enseignants n’obligent plus l’enfant, car ce serait contraire à son libre développement. On feint de se plaindre de « l’enfant roi» », mais on le cultive, comme s’il s’agissait d’u paradis perdu. Cela relève de la puérilité de nos sociétés qui refusent d’être adultes ? la faillite éducative de ceux qui abandonnent leurs responsabilités   (Génération, « J’ai le droit ! ». Barbara Lefebvre. Albin Michel 2018)

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« Nous vivons une époque de recomposition des contours de l’identité française que certains aspirent à diluer dans une postmodernité multiculturalisme sans racines, sans culture commune. Et l’époque que nous vivons en la regardant sous l’angle des idées, ne se réduira pas comme le pense camus aux conséquences de flux migratoires massifs…. »  (Génération, « J’ai le droit ! ». Page 24. Barbara Lefebvre)

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« On ne s’y prendrait pas mieux pour éviter  qu’ils (les enfants) ne s’enracinent dans une identité française. On ne s’y prendrait pas mieux pour faire advenir la démocratie moutonnière dont rêvent à la fois les chantres du libéralisme et ceux du communautarisme, tous deux unis dans un même projet de ségrégation économique et culturelle de la nation française »
Hannah Arendt écrivait en 1961 que « les adultes refusent d’assumer la responsabilité du monde dans lequel ils ont placés les enfants » (Génération, « J’ai le droit ! ». Barbara Lefebvre. Albin Michel 2018)

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« Le français et sa littérature d’une part, l’histoire, d’autre part, sont les mamelles de l’identité nationale. C’est pourquoi déraciner l’enseignement de ces deux disciplines était primordial pour les guérilleros du multiculturalisme postmoderne, du libéralisme mondialisé, de l’individu atomisé » (Génération, « J’ai le droit ! ». Barbara Lefebvre. Albin Michel 2018)

« Aujourd’hui, notre identité est liée pour certains à la figure de l’esclavagisme, du colonisateur, et du collabo. Pas étonnant qu’on n’ait plus envie de « faire France […] Le déracinement de tous les mythes historiques a conduit au désert identitaire »  (Génération, « J’ai le droit ! ». Barbara Lefebvre. Albin Michel 2018)

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« Le moi, ce grand mystère inutile. La solution que je propose à ce problème inquiétant est de simple bons sens, là encore, si le moi profond, l’identité personnelle ou subjective n’existent pas, il y a néanmoins quelque de stable, d’assuré, c’est l’identité sociale. Au fond, celle-ci se résume à quelques propriétés qui figurent dans l’état civil : je suis né à tel lieu, à telle date, j’habite ici et j’exerce telle profession ; Voilà, tout ce que contient l’identité, voilà tout ce qu’on eut avancer de certain sur ce thème. C’est néanmoins un critère très puissant, car il permet de distinguer le sain d’esprit, du fou. Un homme sain d’esprit peu raconter toutes sortes de choses fausse sur lui-même, il peut mentir, se vanter  des vertus qu’il ne possède pas et même se convaincre lui-même.  Il reste en bonne santé. Le jour où vous ne vous souvenez plus de votre âge, ni de l’endroit où vous habitez, ni du lieu où vous avez passé votre enfance, c’est que vous êtes tombés dans la folie. C’est pourquoi si l’on veut être sérieux et conséquent, à la question : » Qui étés-vous ? » on ne peut répondre  qu’en montrant sa carte d’identité, ou sa feuille d’imposition »   (Clément Rosset. Article philosophie magazine n° 55)

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Ce début du vingt et unième siècle voit arriver une vague, ou petite vague bruyante, celles des identités étendards. Toute singularité est « mon identité ». La gauche, ou du moins ce qu’il semble en subsister  a amalgamé dans on ne sait quel but, des personnes se disant « Identitaires », les déracisés », les « décolonisés » les « indigènes de la République » les mouvements gay, lesbiens, transgenre, etc…
Parfois ces derniers se retrouvent dans de mêmes « combats » avec des mouvements féministes de combat. N’est-ce pas plus convergence de ressentiments, que convergence des luttes?
Chacun chacune porte le drapeau de ce qu’il ou elle considère « sa différence, sa singularité » dans l’essor de l’individualisme, c’est « l’ostentation du soi » . (Luis. 2020) 

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« L’important ce n’est pas ce qui est écrit sur les papiers d’identité, mais ce qui est dans le cœur » (Henri Troyat).

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Dans des populations de 18 à 30
78% s’identifie comme français
9% s’identifient plus par leur région
3% s’identifient par leur quartier, ou leur communauté religieuse.

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Daniel Winnicott a décrit « cette notion de fausse identité « faux self » comme personnalité fausse que le personnage s’invente pour se défendre contre ce qu’il considère comme menaçant pour son identité. … Le moi du ressentiment est une sorte de « faux self », de personnalité simulacre, pleine d’entêtement, d’arrogances, de rancune et d‘hostilité » (Cynthia Fleury. Ci-gît, l’amer)

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Ce sentiment d’appartenance, se sentiment identitaire en tant qu’identité sociale, se retrouve fortement, voire de façon addictive,  chez des personnes, souvent les plus jeunes, les ados, dans ces instruments de groupe, de clan, de communautés, sur les réseaux sociaux.
Ne plus recevoir tout à coup, de messages, ne pas recevoir les alarmes sur tel ou tel événement, est alors ressenti comme une forme de désocialisation.
Je suis connecté, donc je suis !
« Aujourd’hui » écrit Gérald Bronner dans son récent ouvrage, Apocalypse cognitive, «  les nomenclatures de ces communautés adolescentes sont en partie objectivée par les différentes mesures que permettent les réseaux sociaux : likes, partages, followers, etc.
Les cartes sans cesse redistribuées de la visibilité sociale dépendent également de l’omniprésence du jeune sur le marché de la  sollicitation. Dans le secret de la nuit se nouent parfois des hiérarchies qui auparavant s’établissaient dans les cours d’école. Cette sollicitation peut facilement devenir une tyrannie librement consentie, car, on ne quitte cette roue infernale, qu’en acceptant d’en payer socialement le prix. C’est la crainte d’un déclassement symbolique qui maintient en éveil, et c’est particulièrement vrai chez des jeunes gens en construction identitaire. Cette peur de ne pas en être, de rater quelque chose,  est une préoccupation à la quelle personne  n’est tout à fait étranger, car la sociabilité est l’un des fondements  de notre espèce, mais la technologie contemporaine lui permet  de s’exprimer d’une façon inquiétante.
Une enquête révèle que nous consultons notre smartphone, en moyenne plus de 221 fois par jour […] Une personne sur deux se déclare être anxieuse en l’absence de couverture réseau […] Un chercheur allemand  et son équipe ont même montré  que, dans des conditions expérimentales, il était plus facile pour une majorité de sujets  de se priver de nourriture, ou de relations sexuelles que d’une connexion Internet et d’un accès aux réseaux sociaux.
L’empire de ces sollicitations  cognitives s’est progressivement étendu, au point qu’on a créé un néologisme pour désigner la peur de rater quelque chose : la FOMO (Fear of missing you) »
L’identité d’une personne née au début de ce siècle, disons de sa naissance jusqu’à sa mort peut avoir constitué des quantités phénoménales d’informations numérisées de tout son parcours de vie. Une vie résumée en data, ce qui veut dire, qu’à quelque titre que ce soit, qu’il existera la possibilité, après sa mort, de construire un spectre numérique. Un post individu avec une mémoire très nettement supérieure à une propre mémoire, ayant assimilé, et la voix, les intonations, capable  de répondre à tous les messages concernant le vécu de son original, capable d’établir des relations avec l’entourage de ce dernier, de cette dernière. (Capable même, de les bluffer)
Utopie ? oui, sûrement. Quoi  que sous  une forme différente, cela paraît vraisemblable.
Bien sûr, la science fiction a déjà exploré cette piste. Exemple : l’épisode : «  Bientôt de retour » dans la série « Black Miror ».
Une identité sera de plus en plus des data, lesquels représentent bien peu en regard du programme de Big Blue pour battre Gasparov aux échecs. (Luis)

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  Débat :          « L’identité est-elle un masque ? »         (23 septembre 2009)

Une identité se construit au fil du temps et, quand on élabore son identité, on élague, on écarte des passages douloureux ou peu glorieux et c’est cette identité à l’apparence acceptable que l’on va présenter aux autres. Elle n’est pas mensonge, elle n’est pas nécessairement séduction, mais elle a acquis une « image publique ». De fait cette identité que l’on veut bien montrer,  est, au moins en partie, masque. Mais, est-ce qu’on peut vivre sans masque ? Est-ce que ce n’est pas une nécessité pour ne pas être à nu, à vif,  trop exposé ? Bien sûr, tout dépend du degré de triche et de dissimulation que l’on s’autorise. Il y a des moments où l’on a besoin d’un masque, mais si ce masque prend trop de place, il devient une nouvelle identité, une nouvelle construction qui peut cacher la véritable identité. On peut aussi penser aux masques nécessaires des gens qui étaient obligés de changer d’identité pour des questions de survie en société.
Pour savoir si une personne « porte un masque », il faut la fréquenter dans différents moments de sa vie : en public, au travail, dans la foule, au volant, chez elle…. Si vous découvrez différents personnages, vous pouvez vous demander à quel moment vous êtes devant la « vraie » personne. Néanmoins, la multiplicité d’un être ne le prive pas systématiquement d’une personnalité. La fonction peut obliger l’individu à porter le masque qui correspond à sa responsabilité. On doit rentrer dans la peau du personnage, c’est l’exemple du « garçon de café » chez Sartre, lequel garçon de café joue à être garçon de café. Le directeur d’entreprise doit jouer son rôle, il se montre parfois sévère,  il ne peut se laisser aller à faire plaisir à tous, il est dans son rôle. Le syndicaliste  qui comprend  les raisons du patron, ne peut faire siennes ces raisons ; il doit, lui aussi, jouer son rôle. Chacun est aussi dans son identité sociale
 L’identité est par définition, « la reconnaissance de ce que l’on est, par soi-même, ou par les autres ». L’identité de la personne est aussi définie comme « le fait qu’un individu est bien celui qu’il dit être ». Le masque, qui peut donner fausse apparence, fausse identité à la personne qui le porte, devient incompatible avec les notions d’identité. Qui dit masque, dit aussi personnage : « … Ainsi nous enfilons modestement le costume sous lequel on nous connaît … et, vêtus de la sorte, nous nous rendons en société, c’est-à-dire parmi les déguisés,… Nous aussi nous faisons comme tous les masques avisés… » (Nietzsche. Le gai savoir). Qui dit masque dit personnage : les acteurs ont joué et parfois, en certains endroits, jouent encore avec un masque. Dans son œuvre, Le théâtre et son double, Antonin Artaud évoque : « Les dix mille et une expressions du visage prises à l’état de masques,…, étiquetées et cataloguées, en vue de participer directement et symboliquement à ce langage concret de la scène ».  Mais le masque a aussi d’autres évocations : nous nous rappelons que les juges de l’Inquisition portaient des masques, que les bourreaux portaient des masques ou des cagoules ; ils n’avaient nulle identité ou avaient le même nom pour tous : « Monsieur de Paris ». Pour tout un chacun, nous ne portons pas, au sens figuré, de masque. Alors, on peut être tenté de soutenir que l’identité n’est pas un masque. Sauf à se considérer comme une vedette, un acteur, sauf à être  « en représentation », sauf à vouloir tromper son monde, sauf à vouloir se tromper soi-même et se cacher derrière une fausse identité, par manque   de personnalité, un manque  d’identité : « Je marche dedans et derrière mon personnage » (Renaud). Sauf à vouloir s’étourdir, se raconter qu’on est un autre, vouloir y croire à tout prix, pour oublier celui que l’on est : refus de soi. Sauf à vouloir se créer une non-identité et, de là, refuser toute sociabilité. 
Nous avons aussi dans le même mot d’identité deux opposés : ce qui fait qu’on est semblable, ce qui fait qu’on est dissemblable. On a plein de choses par lesquelles on est unique : le physique, le n° de sécurité sociale, les empreintes digitales ; c’est l’unicité !
Le mot masque provient du bas latin « masqua », dont l’un des sens est « la sorcière », quelque chose de maléfique, puis « le masque de théâtre », quelque chose qui fait changer. Si l’identité est liée à l’essence de l’être, qui peut évoluer, le masque lui, par définition, est figé, immobile… Un être a de multiples expressions qui toutes sont vraies..
Finalement, l’identité, que ce soit identité sociale, carte d’identité, ce sont là des aspects avec lesquels le masque est opérant. Mais l’identité se définit aussi par rapport à la personnalité, qui suppose un « moi » beaucoup plus complexe, un « moi » inégal par rapport aux autres, que ce soit : regard, expressions, comme dans l’élaboration d’un masque, parce qu’on ne veut pas trop dire. Mais le masque peut montrer des craquelures, ce qui fait qu’autrui se pose des questions : qu’y a-t-il derrière ce masque ? L’identité est souvent utilisée avec un adjectif : identité sociale, identité publique, identité singulière. L’identité publique c’est : la carte d’identité ; ça peut être aussi identité religieuse, différenciation ou communautarisme. Nous avons aujourd’hui un « ministère de l’immigration, de l’intégration, et de l’identité nationale ». Sur quoi repose cette identité nationale ? Simplification, fondement sur quelques traits historiques, le fait d’être né sur le sol français. Dans les grands mouvements simplificateurs, on va vers une seule identité ; on y retrouve ces expressions : « nation unie », « ordre contre le chaos », etc. C’est une identité de régression.
Notre identité n’est que  « transformations silencieuses », sujet traité par le philosophe anglais Hume (16ème siècle) avec l’identité du moi.  L’humain, nous dit-il, pense qu’il « traverse toute sa vie avec une identité, alors que nous ne sommes « nous » que par instants, par périodes, des périodes de notre vie ». Notre identité sera à projeter sur de nombreuses périodes et c’est comme faire un diaporama d’une personnalité qui ne sera pas exactement celle de l’instant où la question se pose. C’est un ensemble persistant de ce « moi évolutif ». La vie est continuelle mobilité. Nous retrouvons là une fois de plus le principe énoncé par Héraclite : la rivière change avec le décor qui l’entoure ; l’identité ne peut être séparée de l’être qui n’est qu’en devenir.  « C’est l’identité même qui se précise à mesure que l’histoire vécue s’inscrit en silence au fonds de la personne, récit de soi, récit unique » (Henri Pena Ruiz). Les philosophes nous disent que notre identité n’est pas une identité définitive, qu’elle se forme, se transforme tout au long de notre vie, des évènements auxquels on est confronté. Pour cela nous pouvons sembler être différent, mais nous n’en restons pas moins vrai, sans masque.
Le « Je » deviens sans cesse un « autre » ; nous sommes en perpétuelle mutation. Nous serions surpris de nous retrouver tête à tête avec le « je » de nos vingt ans. (Luis)

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« … il y a des millions de gens qui cherchent dans la Bible, les Évangiles et le Coran une justification à toutes leurs consolidations identitaires, la formule magique du chacun chez soi, un titre de propriété légitime pour être vraiment eux-mêmes Ils s’accrochent à leur livre comme à un test ADN, qui les ancreraient quelque part. Un truc qui les fixeraient dans l’existence » (Delphine Horvilleur. Il n’y a pas de Ajar. Grasset. 2022)

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Les sophistes évoquent l’identité pérenne et sans cesse en changement du bateau de Thésée .Bateau  dont on changeait régulièrement des pièces, et qu’au bout d’un temps, il ne restait pratiquement plus de pièces d’origine, mais il restait toutefois le même bateau. Peut-être en va-t-il de même de notre identité, que faudrait-il retrancher de la personne de 70 ans (par exemple) pour qu’elle retrouve celle qu’elle fut à 16 ans ? (Luis)

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La cueillette du Poète

Qu’est-ce que identité ?

*  _ identité, Le même, idem, « identique À soi-même »,  À travers Le temps,
_ Le même _ semblable et différent _ dans Le temps,
Leibniz :  « indiscernable », mixte d’identité
et d’Altérité,

Le  Moi, constant,

*  _ identité, soi-même, ipse, subjective _ sélective _ Je, inconstant,
_  identité – tautologie,
terminologie, _ Leibniz :  « Vérités nécessaires », « identiques »,
Kant’ :  propositions  « Analytiques »,

*  quand’ À _ L’identité individuelle _ personnelle _
d’un individu, une personne, un être humain, individuelle,
ou, d’un groupe, un peuple, humain, plurielle, individualisme,
ou, pluralisme, relativisme, universalisme, multiculturalisme, humanisme,

*  identité individuelle, différence, identité collective, Approche _ ressemblance,
singulière _ plurielle _ dans Le changement, Appartenance, et, circonstances, Ambivalence, ou, comment rester soi-même _ tout en changeant, Ambigüité,

… particulière _ singulière, identité,
droit À La  différence _ différance _ differrance _ temporelle _ spatiale,
Avec L’Autre _ soi _ Le monde _ Vis-À-Vis des normes sociales, unité, unicité, univocité, simplicité / complexité, permanence / impermanence, identité, propre, évolution,
personnelle _ Voire _ propre révolution, 

*  singulière _ plurielle, identité, unité / multiplicité, subie / choisie, Voulue, multiple, identité, intime construction, d’une identité Autre, désir de rébellion,
identité  « fidèle – rebelle _ belle et  rebelle », cigales _ nous  fourmillons,
À notre propre Actif, L’inconscient collectif, dans Le temps, La mémoire, notre histoire,
en mémoire, identité, miroir, de manifestation en revendication, identités – miroirs,
petite poussette, identité  multifacette _ similarité, homogénéité / diversité, hétérogénéité, Variée, diversité, mélange – mixité, future, identité, mouture, identité, mature, identité, novation, mutation, brassage – métissage, identification,
de L’humanisation …

différence et singularité, spécificité, identité,
culturelle, d’un peuple, pluralité,
principe d’Autonomie et de réciprocité, ego,
Alter ego,

*  citoyen du monde _ de La  « Terre – patrie »,
Edgar  Morin, planétaire fratrie,
Sorore  planète – Monde, identité humaine,
nos racines  nous – mènent, nous Autres phénomènes, Aux Ailes  extra – terriennes,     __/_

*  de  L’humanisation, de L’identité 

* _ 9 _ gestation _  « [  identité – Humanité, ce beau nom, ce beau don, féeminin, singulier,
du couchant Au Levant,
femmes _ hommes _ enfants, des peuples Au pluriel, des peuples À  Li-er,
peuple, humain, pluri – Ailes  _ radicales  Ailes,
enfants d’humanité, envol d’humanité,
envol d’identité, identité – humanité  ] »,
Jean  CardonneL, J C, &, sous son  Aile,
G R, en cette heure,
serviteur,

Casfée  _  Philo’s, en visioconférence , À  L’Entrepot’s, en Ligne,
en  Frimaire, 12 décembre 2020,
identité _ frime – ère,

Gilles  Roca – Laure, dit – vain …    

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