Misogynie

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Le Grand Robert de la langue française : Haine ou mépris des femmes

Trésor de la langue française : Aversion ou mépris (d’un homme généralement) pour les femmes, pour le sexe féminin, tendance à fuir la société des femmes

Synonymes :

Contraires : Par opposition : Androphobe. Misanthropie.

Par analogie : Femme. Homme. Machisme. Phallocrate. Rustre.

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« …les femmes sont des êtres faibles, débiles, insidieux, manipulateurs qui ont le génie de conquérir le pouvoir de façon sournoise, en vampirisant les hommes ». (Schopenhauer)

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« L’homme doit être éduqué pour la guerre, la Femme pour le délassement du guerrier ; hors de cela tout est folie.., tu vas chez les femmes ? N’oublie pas la cravache ! » (Nietzsche)

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Nietzsche reste un modèle de misogynie, les femmes de son époque, intellectuelles, voire féministes sont celles envers il manifeste le plus d’animosité, il traite par exemple Georges Sand de « vache à écrire » au « style de tapisserie ».

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« La femme n’est pas encore capable d’amitié ; des chattes, voilà ce que sont les femmes, ou des oiseaux, ou tout au plus, des vaches » (Nietzsche. Ainsi parlait Zarathoustra)

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« Les femmes sont soumises à leurs maris…., Les filles une fois nubiles sont données en mariage et vont vivre dans la famille de leur mari, tandis que les fils et petits fils restent dans la famille » (Thomas More. L’Utopie)

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« Pour ce qui est des femmes instruites, elles usent des livres à peu près comme de leur montre ; elles la porte pour qu’on voie qu’elles en ont une ; peu importe qu’à l’ordinaire, elle soit arrêtée, ou ne soit pas réglée ». (Kant. Anthropologie.)

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« François, duc de Bretaigne, comme on lui parla de son mariage avec Isabeau, fille d’Ecosse, et qu’on lui afjousta qu’elle avait été nourrie simplement et sans aucune instruction de lettres, respondit qu’il l’en aymoit que mieux et qu’une fame était assez sçavante quand elle savait mettre différence entre sa chemise et le pourpoint de son mary ». (Montaigne. Essais. Livre I. §XXV)

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« Nous devons par dire que l’homme est, de nature, porté à l’inconstance en amour, et la femme à la constance. L’amour de l’homme décline sensiblement à partir du moment où il a reçu satisfaction ; presque toutes les autres femmes l’attire lus que celle qu’il possède déjà, il aspire au changement. L’amour de la femme, au contraire, augmente à partir de ce moment ; résultat conforme à la fin que se propose la nature, à savoir la conservation et l’accroissement  aussi considérable que possible de l’espèce. L’homme peut, sans peine, engendrer en une année plus de cent enfants, s’il a à sa disposition un nombre égal de femmes, tandis qu’une femme, même à partir du moment où il a reçu satisfaction avec un pareil nombre d’hommes,  ne pourra mettre au monde qu’un enfant par année ; Ainsi l’homme cherche t-il toujours d’autres femmes, la femme, au contraire s’attache fermement à un seul homme, car la nature la pousse,  d’instinct et sans réflexion à conserver celui qui doit nourrir ey protéger l’enfant à naître. Ainsi la fidélité conjugale, toute artificielle chez l’homme, est naturelle chez la femme, ety par suite l’adultère de la femme, au point de vue objectif, à cause des suites qu’il peut avoir,{…] est bien plus impardonnable que celui de l’homme »  (Schopenhauer. Le Monde comme volonté et comme représentation)

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